Selon toute vraisemblance, la secte islamiste aurait fait une nouvelle incursion au Nord-Ouest du Cameroun et principalement dans les villages Baworo, Bajini, Bahendé, etc. Après avoir enlevé dans l’extrême-nord du Cameroun le prêtre de Nguetchewe, Georges Vandenbeush, plusieurs lettres écrites en arabes ont été envoyées aux autorités camerounaises annonçant l’imminence des prochaines frappes.

Ces attaques sporadiques sur le territoire camerounais qui, malgré les préventions finissent toujours par surprendre. Ces lettres étant parvenues entre les mains du Préfet du Mayo Sava et du sous-préfet de Mora créées depuis quelques jours la panique dans ces villes. Selon nos informations, toutes les autorités administratives viennent de faire évacuer leurs familles des zones ciblées pour quelques chefs-lieux de régions. Mais comment feront tous les autres habitants ?  

Que se passe-t-il au Cameroun ! Pourrait-on sans crainte demander.

L’impuissance de nos autorités administratives et sécuritaires pousse désormais à confirmer de la porosité de nos frontières et de la vulnérabilité de notre pays face à des voisins hostiles. Avant le « coup de force » de la France à Bangui pour sécuriser la Centrafrique, l’on a vu une Seleka récalcitrante venir assiéger à plus de dix kilomètres à l’intérieur de notre pays des villages entiers, détruisant au passage l’antenne de télécommunications située dans l’enceinte d’une école camerounaise sans que rien ne puisse être envisagé pour régler ce problème. Aujourd’hui, la secte Boko Haram, elle, multiplie des lettres d’alerte qui font déguerpir les forces de défense au lieu de murir des stratégies pour bloquer leurs incursions. Seul le Nigéria a pu à ce jour mettre les bouchées doubles pour lutter contre la nuisance de cette secte qui aurait pris ses quartiers, selon des informations sécuritaires nigérianes, à quelques kilomètres du fleuve Bakere (Nord-Ouest). Ces autorités nigérianes pour s’assurer de la capture certaine des membres de la secte pernicieuse de ce côté ont volontairement fait supprimé l’accès au réseau de téléphonie de la société GLO, ce qui permettra de mettre aux arrêts 16 éléments importants. Désormais dans une débandade volontaire où famille de combattants, idéomoteurs, sympathisants, etc. sont installés en terre camerounaise dans certains villages tels que : Zamaï, Hina, Nguetchewe, Kerawa, Amchidé, Jelevet, Tourou, Mokolo, etc., propice pour servir de base arrière à leurs exactions.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le Nord-Ouest Cameroun vient aussi d’enregistrer un flopée de refugiés nigérians. Compte tenu de la « libre circulation » des personnes et des biens de ce côté du Cameroun sans oublier une forte présence islamique, tout porte à croire qu’il sera très facile de se mouler dans la population. Selon des sources, on aurait déjà aperçu des colonies à plus de 25 Km de la frontière qui a comme premier grand point d’échange le village de Baworo, qui ne possède qu’un poste de gendarmerie sous équipé, sans grand effectif, sans moyen de communication et sans moyen de locomotion. L’on se demande dès lors quel est le sort réservé à ceux-là lorsque le pire surviendra c'est-à-dire la conversion forcée comme au Mali de la population à l’idéologie musulmane sunnite. Affaire à suivre.

 

Source: camer.be